Accueil / Le blog

Vendre du numérique

La structure d'une page de vente qui convertit

MO
Martin Olivier LouaFondateur de Tunafrik · publié le · 4 min

Une page de vente n'est pas une présentation de produit. Une présentation dit ce que le produit est. Une page de vente répond aux objections d'un inconnu, dans l'ordre où elles lui viennent.

Voici cet ordre, et ce que chaque section doit faire.

1. L'accroche : le lecteur doit se reconnaître en trois secondes

Il vient d'une publicité, il ne vous connaît pas, et son pouce est déjà prêt à remonter. Votre titre a le temps d'une phrase pour lui dire qu'il est au bon endroit.

« Formation complète en prise de parole » ne dit rien. « Prends la parole sans que ta voix tremble » désigne quelqu'un de précis, qui se reconnaît ou passe son chemin. Les deux sont utiles : celui qui passe son chemin ne vous aurait pas acheté.

2. Le problème : dites-lui ce qu'il vit, avec ses mots

Avant de vendre la solution, montrez que vous comprenez la situation. Quatre à six phrases concrètes, pas des généralités.

« Tu évites les réunions où tu devrais parler. Tu prépares ton intervention dix fois et tu l'oublies au moment de te lever. » Ça, un lecteur le reconnaît. « Vous manquez de confiance en vous », non : c'est le diagnostic d'un observateur, pas la voix de celui qui le vit.

3. La solution : ce qu'il y a dedans, précisément

C'est ici que la plupart des pages échouent, en restant vagues pour « garder le mystère ». Le mystère ne vend pas un produit numérique. Sur un fichier qu'on ne peut ni feuilleter ni toucher, la précision est la seule preuve disponible.

Combien de pages. Combien de chapitres. Combien de temps d'écoute. Quels modèles, prêts à quoi. Un sommaire vend mieux qu'une promesse.

4. Les objections : répondez avant qu'il les formule

Il y en a toujours quatre ou cinq, et vous les connaissez : est-ce que ça marche pour moi, combien de temps ça prend, et si ça ne me sert à rien, comment je reçois le produit, est-ce que je peux poser des questions.

Une FAQ n'est pas une formalité. C'est la section que lisent ceux qui hésitent, c'est-à-dire ceux qui décident.

5. La garantie : elle transfère le risque

L'acheteur risque son argent sur quelqu'un qu'il ne connaît pas. Une garantie de remboursement déplace ce risque sur vous, et c'est précisément ce qui débloque la vente.

Beaucoup de vendeurs la craignent. En pratique, sur un produit qui tient ses promesses, les demandes sont rares, et bien moins coûteuses que les ventes qu'on perd sans garantie.

6. Le rappel final : une dernière fois, sans nouvel argument

À la fin de la page, celui qui lit encore est intéressé. Ne lui donnez pas un argument de plus, donnez-lui le bouton et la raison de cliquer maintenant. « Paiement, puis accès immédiat. Rien à attendre. »

Ce qui compte plus que l'ordre

Une page de vente se lit sur un téléphone, en 3G, souvent debout. Trois choses comptent autant que le texte : elle doit s'afficher vite, le bouton doit être visible sans chercher, et le prix ne doit pas se calculer.

Une page magnifique qui met quatre secondes à s'afficher perd des lecteurs avant le premier mot, et elle en perd d'autant plus que la connexion est mauvaise.

La page n'est pas seule

Une page de vente qui convertit s'insère dans un enchaînement : l'offre complémentaire après le paiement, le rattrapage de ceux qui refusent, la confirmation. Ce que contient cet enchaînement, et à partir de quand il vaut le coup, c'est le tunnel de vente.

Écrire tout ça prend une journée. Ou trois minutes.

Sur Tunafrik, vous décrivez votre produit avec vos mots : ce qu'il y a dedans, à qui ça s'adresse, le problème que ça règle. La page est écrite avec ces sections, dans cet ordre. Vous la relisez, vous la retouchez en discutant avec l'assistant, et vous publiez.

Votre tunnel, écrit en quelques minutes

Décrivez votre produit, l'IA écrit votre page de vente, vous la retouchez et vous vendez.

Commencer